Les symptômes:
Ce sont les parents qui découvrent en général que leur enfant est racketté. Certains indices les mettent sur la piste. Ils remarquent à la maison la disparition d'objets ou d'argent. Parallèlement, ils observent des changements dans le comportement de leur enfant qui devient soudain taciturne, replié sur lui même. Il souffre d'insomnie ou de maux de ventre... Quant à ses résultats scolaires, c'est une baisse considérable. Face à ces constats, une attitude s'impose: en parler au plus vite avec lui et le questionner en vue de recueillir le maximum d'informations
Les solutions:
Le droit et les enfants:
Une fois prévenus du racket, les adultes parlent aux parents de l'enfant qui a racketté. Quelquefois, l'enfant est puni dans le cadre de l'école. Si l'on porte plainte, il ira devant le procureur qui enquêtera puis décidera (ou non) de le poursuivre en justice, donc de l'envoyer devant le juge des enfants. Beaucoup de mesures sont possibles : la réparation, l'admonestation (=Vive réprimande, avertissement sévère.), la remise aux parents ou à un éducateur, le placement en centre spécialisé...
Porter plainte au commissariat:
Il faut porter plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Le racket est un délit puni par la loi, d'une peine de prison (sept ans) et d'une amende (100 000 euros). Trop peu de familles effectuent cette démarche, parfois, elles déposent main courante. Cela signifie qu'elles déclarent les faits mais refusent que l'auteur du racket soit poursuivi. Plus que la peur des représailles, c'est le sentiment de honte qui les anime.
Dans les mentalités, rapporter, dénoncer, bref être une " balance ", n'est pas bien perçu. Concrètement, la victime et ses parents sont reçus, écoutés et interrogés par un policier ou un gendarme. La déclaration de l'enfant est prise hors de la présence de son père et de sa mère, mais il n'y a pas de règle absolue. Ensuite, une enquête d'investigation est menée et l'agresseur le plus souvent interpellé. La justice est saisie. Au final, un magistrat (un juge des enfants bien souvent) évalue la sanction: simple admonestation, réparation (présenter ses excuses et dédommager la victime si elle est d'accord), travail d'intérêt général, placement dans un centre spécialisé.
Déculpabiliser la victime:
Il est possible de dire à l'enfant: " Obliger quelqu'un, par la menace ou la force, à donner de l'argent ou des objets, c'est du racket et c'est un délit. Le coupable, ce n'est en aucun cas la victime, mais l'agresseur. Ne rien dire, c'est inciter le racketteur à recommencer.
Avez-vous déjà été victime de racket? Vous ne pensez pas que c'est un acte lache??